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Gina Savoie et Benoit Grenier, c’est l’histoire d’une improbable rencontre entre deux personnes devenues un duo de choc ! Elle, l’introvertie, l’intuitive, l’artiste, la rockeuse marginale vêtue de noire et chaussée de Dockers, qui habitait un modeste logement du centre-ville de Joliette. Lui, l’extraverti, le cartésien, l’intello, le nerd, qui a grandi dans le quartier huppé de Christ-Roi. Ils ont étudié dans les mêmes écoles primaires et secondaires, mais sans jamais se lier d’amitié. « J’étais la rebelle qui n’allais pas spontanément vers les autres, même si j’étais sociable », dit-elle. « Tout le monde se connaissait, mais on ne faisait pas partie de la même gang », se rappelle Benoit.bg gs 20140726_195016

Puis, par une journée froide de mars 2010, ils se sont revus par hasard…à 5 heures du matin ! Au dépanneur du petit village de Sainte-Mélanie, où tous deux habitaient depuis quelques années sans jamais pourtant s’être croisés auparavant, à l’épicerie ou encore à la caisse populaire. Mais l’ambiance de ces retrouvailles n’était pas à la joie. « J’arrivais de l’Institut de cardiologie de Montréal où ma mère venait de mourir », dit Gina. Benoit avait aussi eu la douleur de perdre sa mère, à peine une semaine plus tôt. « On s’est retrouvé dans des moments de grande intimité, de peine et de tristesse », souligne Benoit, qui l’avait alors invitée à prendre un café.

Cette rencontre fortuite s’est avérée le commencement d’une relation d’abord professionnelle, puis amoureuse. « J’avais besoin de quelqu’un pour me donner un coup de pouce, sur une base ponctuelle, pour monter des bases de données et faire la rédaction de textes et de fiches techniques », explique Benoit qui en vient rapidement à lui offrir un emploi à temps plein. La petite entreprise, qui ne comptait alors que deux personnes, souhaitait ajouter à ses activités un nouveau créneau : la gestion d’incidents pour des détaillants. « Je ne connaissais rien à ce genre de travail et je ne savais pas du tout dans quoi je m’embarquais », souligne Gina. Elle décide néanmoins de quitter son emploi d’adjointe au président qu’elle occupait depuis dix ans chez le fabricant de mobilier d’hôtelleries JSP pour se lancer dans l’aventure. Au pire, se dit-elle alors, « je ferai ce que j’ai toujours fait dans la vie : me trouver un autre emploi ».

(Retour à l’école de Gina Savoie:)

L’expérience s’avère concluante. « Elle y a mis beaucoup de temps et d’efforts. Elle travaillait des 60 heures semaine et amenait même du boulot le soir à la maison », dit Benoit. Il se rappelle entre autres une situation de crise alors qu’un important client de l’entreprise avait malencontreusement surchargé les achats de sa clientèle pendant toute une journée. En moins de 24 heures, et après avoir travaillé pendant toute une nuit, Gina a réussi à mettre sur pied une équipe de service à la clientèle de 25 personnes pour réparer les pots cassés. Une situation qui permis de démontrer « sa grande assurance et sa capacité à résoudre les problèmes », souligne Benoit.

Claude Hotte, un conseiller en management qui dirige la firme Gestion-Conseil CGH et a travaillé comme coach auprès de Gina ces dernières années, fait écho à ces commentaires. « Gina ne craint pas de s’affirmer, mais sans jamais montrer d’arrogance. Elle est extrêmement motivée et veut toujours très bien faire les choses ». Claude Hotte souligne d’ailleurs que Gina et Benoit forme un parfait duo aux forces complémentaires. « Benoit, c’est le vendeur par excellence et un négociateur hors pair. Gina a une démarche plus analytique qui l’amène à prendre des risques calculés. Mais ce sont des gestionnaires qui savent se challenger, ce qui réduit les difficultés ou les risques d’échec ».

Article original faisant le portrait de Gina Savoie: De Joliette à Los Angeles